Pourquoi je retourne toujours en Jamaïque
Ce site n’est pas un guide touristique classique. C’est le récit d’une relation avec une île commencée il y a plus de trente ans, bien avant les réseaux sociaux et l'internet.
Qui se cache derrière ce site ?
Je ne suis ni agence de voyage, ni tour opérateur. Je suis simplement un passionné de reggae et de culture jamaïcaine qui voyage régulièrement sur l’île depuis plus de trente ans.
Tout a commencé à la fin des années 1980, un soir, j’ai découvert le film Countryman. L’ambiance du film, les paysages, la musique, les personnages et cette impression de liberté totale m’ont marqué immédiatement.
Je me souviens très bien m’être dit à ce moment-là : un jour j’irai en Jamaïque pour voir si cette atmosphère existe vraiment.
Quelques années plus tard, j’ai fini par prendre un billet pour l’île avec une idée assez simple : essayer de retrouver l’esprit de ce film et, si possible, rencontrer le personnage de Countryman dans la région de Hellshire près de Kingston.
C’est comme ça qu’a commencé mon premier voyage en Jamaïque.
Ma première immersion en 1992 : Un road trip puis quatre mois à Rose Heights
Lors de ce premier séjour, je suis venu d'abord pour le Sunsplash, mais j’ai très vite quitté le cadre “touriste” de Mo'Bay pour effectuer un road trip et découvrir le reste de l'île.
Pas d’hôtel, pas de resort : un hamac tendu entre deux arbres dans le yard d’un jeune rencontré à Montego Bay, dans le quartier de Rose Heights.
À l’époque, la route qui monte là-haut n’était qu’un chemin de terre presque impraticable. Tout se faisait en route taxi, reggae à fond, discussions en patois, poussière rouge sur les chaussures.
J’y suis resté quatre mois. Quatre mois à dormir dehors, à partager le quotidien d’un quartier populaire, à apprendre à comprendre les codes locaux, les plaisanteries, les silences… et parfois les dangers.
Pendant ce séjour, j’ai aussi loué une voiture pendant une dizaine de jours pour faire le tour de l’île avec un budget très limité. Je cherchais notamment à retrouver le personnage du film Countryman dans la région de Hellshire près de Kingston.
Ce voyage m’a permis de découvrir une Jamaïque beaucoup plus brute et pittoresque que celle que l’on voit aujourd’hui. Je reviendrai à la Jamaïque deux fois dans les années 90.
Retrouvailles vingt ans plus tard
La vie a fait son chemin et pendant plus de vingt ans j’ai perdu contact avec les gens rencontrés à Rose Heights.
Quand je suis finalement revenu en 2018, la route de terre avait été goudronnée et le quartier avait changé, comme toute la Jamaïque : plus de voitures, plus de béton, plus de réseaux.
Mais mon ami rasta qui m'avait hébergé était toujours au meme endroit et certains voisins étaient aussi toujours là.
J’avais gardé des photos de leurs enfants prises à l’époque. Leur remettre ces images des années plus tard a été un moment incroyable : rires, émotions et souvenirs remontant à la surface.
Les Jamaïcains ne changent pas, leur île évolue
Depuis ce premier séjour, je suis retourné plusieurs fois en Jamaïque, notamment pendant la période du Covid où j’ai à nouveau passé plusieurs mois sur place.
L’île s’est transformée : nouvelles routes, nouveaux hôtels, plus de téléphones et de réseaux sociaux.
Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est que les Jamaïcains eux-mêmes ont très peu changé.
La vie reste chère, les salaires souvent bas, l’insécurité existe. Pourtant, on retrouve la même fierté, la même débrouille, le même humour et la même capacité à célébrer le présent.
Ce que j’appelle “l’expérience jamaïcaine”
Des gens simples, fiers et résilients
Au-delà des clichés, les Jamaïcains ont une énergie particulière.
Même avec peu de certitudes sur le lendemain, ils trouvent toujours un moment pour discuter, rire, partager un plat ou lancer un sound system dans la rue.
C’est cette façon de vivre le présent qui rend la Jamaïque si unique.
Sortir des zones touristiques
Si vous restez uniquement dans un resort, vous verrez une Jamaïque confortable mais partielle.
Pour découvrir quelque chose de plus vrai, il faut accepter de sortir du cadre :
- prendre un route taxi
- parler avec les habitants
- aller à un sound system local
- se perdre dans Kingston
- monter dans les collines ou suivre un local vers une rivière
C’est souvent là que les meilleures conversations commencent.
Sur ce site, vous trouverez par exemple :
- Cane River Falls
- les pirates de Jamaïque
- Port Royal et la ville engloutie
- les duppy et les obeah men
- les festivals reggae
Quelques codes jamaïcains à connaître
Saluer, c’est la base
En Jamaïque, ignorer quelqu’un que l’on croise peut être perçu comme un manque de respect.
Un simple Good morning, Good afternoon ou Yeah man suffit souvent à créer un premier contact.
Répondre quand on vous parle
Les Jamaïcains aiment discuter et partager leur île.
Dans les zones touristiques, certains essaieront peut-être de vous vendre un taxi, une excursion ou un bracelet. Vous êtes libre de dire non, mais il vaut mieux répondre que simplement ignorer.
Pourquoi ce site existe
Ce site n’a pas pour objectif de vendre la Jamaïque ni de la diaboliser.
Il propose simplement un point de vue de long terme : celui de quelqu’un qui a dormi dans un yard de Rose Heights, qui est revenu vingt ans plus tard et qui continue d’y retourner.
Vous trouverez ici :
- des articles sur des lieux que j’aime
- des histoires de pirates, de duppy et d’obeah
- des conseils pratiques basés sur l’expérience
Si vous êtes arrivé jusqu’à cette page, c’est probablement que vous cherchez à découvrir la Jamaïque autrement que par une brochure touristique.
C’est exactement pour cela que ce site existe.